Dernière modification le 08/11/2011 à 21h35

Aucune autre civilisation au monde n'a autant captivé l'imagination que la civilisation de la vallée de l'Indus, dans laquelle certains auteurs ont cru voir le mythique empire de Rama. La civilisation de la vallée de l'Induségalement connue sous le nom de culture d'Harappa plonge ses racines il y a 8000 ans à Mehrgarh.

La culture d'Harappa avait largement dépassé les frontières de l'actuel Pakistan, elle était centrée au Sind et au Penjab. Les deux plus grandes cités, Mohenjo-Daro et Harappa, émergèrent vers -2600 le long de la vallée de l'Indus, sur la rive indienne et sur la rive pakistanaise.

Cette civilisation, connaissant l'écriture, des centres urbains et une structure sociale et économique, fut redécouverte dans les années 1920 lors de fouilles conduites à Mohenjodaroqui signifie le "mont du mort" en Sind près de Sukkur et Harappa, à l'ouest du Penjab et au sud de Lahore. De nombreux sites, s'étendant au nord du pied de l'Himalaya à l'est du Penjab indien, jusqu'au Gujarat au sud et à l'est jusqu'au Baloutchistan à l'ouest ont également été découverts et étudiés.

Bien que le site archéologique d'Harappa fut partiellement endommagé, en 1857, par les ingénieurs construisant la voie ferrée Lahore-Multan qui utilisèrent des briques des ruines d'Harappa comme ballast, on retrouva cependant une abondance d'objets d'art. (source)Wikipedia

La très forte radioactivité émanant de cadavres fossiles, à Mohenjo-Daro, a contraint le gouvernement indien à fermer le site. L'empire de Rama aurait-il été détruit par une bombe atomique ?Lisez Shiva fait la bombe Comme la civilisation égyptienne pré-dynastique, cette culture d'Harappa reste une énigme archéologique. On ne sait encore que peu de choses sur cette civilisation de l'indus. Ses origines (-3000) et son déclin (-1500) sont mystérieux, sa langue inconnue, son écriture indéchiffrable.
Pas de trace de temples, ni d'édifices religieux d'aucune sorte ; des villes au plan rationnel, résolument moderne ; un très haut niveau de confort matériel, un souci sanitaire évident,A peu près à la même époque, on retrouve cette "modernité", quoiqu'un peu moindre, à Çatal Hüyük, en Anatolie nul différence apparente de classe sociale. Aucune autre civilisation, même pas l'Egypte ou la Mésopotamie, n'a montré un tel degré de développement et de planification. A part peut-être, à l'autre bout de la terre, un autre peuple tout aussi mystérieux, les Olmèques.Lisez Grosses têtes olmèques A part aussi les vestiges d'autres civilisations de l'Inde.

A Mahabalipuram, dans le sud de l’Inde, une légende dit qu'une cité a été engloutie il y a 10.000 ans. Or, juste avant le tsunami du 26 décembre 2004, les eaux se sont retirés très loin. Et les habitants du bourg ont vu émerger les ruines d'un temple et d'une maison, ainsi qu'un éléphant et deux lions géants sculptés dans le granit. Deux ans plus tôt, Graham Hancock y avait monté une expédition sous-marine révélant la présence de maçonneries et de pans de murs, datés de 6000 à 10.000 ans.
Comme dans la légende…

Une autre légende nous apprend qu'un isthme reliait l'Inde à l'île de Sri-Lanka. La légende l'appelle le pont d'Adam ou pont de Râma.Lisez Rama airlines en cliquant sur la touche + D'après le Ramayana, ce pont aurait été construit pour permettre à Râma d'atteindre Sri-Lanka où son épouse Sita était prisonnière du roi démon Râvana. Cette légende a une réalité géologique : le Pont de Râma ou Setubandha est une chaîne de bancs de sable s'étendant de l'île de Sri Lanka à la côte de Coromandel, pointe sud de l'Inde.

Des indices géologiques montrent que, par le passé, le pont d'Adam a été un isthme continu. Long de 33 km, ce pont est maintenant immergé à 90 m. sous le niveau de la mer. Sa courbure particulière indiquerait qu'il a été construit par l'homme, même si bien peu de spécialistes osent l'affirmer avec certitude. Le Ramayana et les études archéologiques s'accordent pour évaluer la présence humaine sur Sri Lanka à environ 1,7 millions d'années. L'âge du pont semble être du même ordre.

En 2002, sur les suggestions d'un chercheur des vestiges du passé, la NASA produisit une photographieVoir ci-dessus satellite prise entre les Indes et le Sri Lanka. Celle-ci laisse apercevoir sous les eaux entre la pointe sud des Indes et le Sri Lanka une structure chevauchant les cols de la chaîne de montagnes sous-marines. Les images satellitaires montrant la matérialité de l'isthme eurent un grand retentissement en Inde, où chacun vit la preuve que le Ramayana disait vrai.

Si bien que le porte parole de la NASA se sentit obligé d'y mettre un bémol : "Ces images sont bien les nôtres, mais notre interprétation en est bien différente. Des images de télédétection ou des photographies en orbite ne peuvent pas fournir d'informations directes sur l'origine ou l'âge d'un chapelet d'îles. Elles n'indiquent certainement pas si des humains ont été impliqués dans la production de cette structure." On reconnaît bien là cette légendaire devise de la NASA, "Qui sait se tait".

Toujours en Inde, dans le nord-est, cette fois. En février 2002, au large de Surat dans le golfe de Cambay, des océanologues ont enregistré des images sonar de formes carrées et rectangulaires, à 50 m de profondeur.

Le ministre indien de la science et de la technologie a fait draguer le site. Les découvertes, ustensiles, outils, parures, témoignent d'un raffinement qui a surpris les archéologues du monde entier. Michael CremoL'étasunien Michael Cremo, chercheur en histoire archéologique pour le Bhakti Vedanta Institute indien, est aussi le co-auteur des livres Forbidden Archeologie et L'histoire secrète de l'espèce humaine. a participé à l'évaluation des premières données.

"La datation radiocarbone d'un morceau de bois appartenant au site marque un âge de 9500 ans, ce qui daterait cette ville engloutie de la fin du dernier âge glaciaire, ou peut-être avant, explique Cremo, mais j'ai bien peur que les archéologues étasuniens essayent de faire réduire cette date.

Ils voient d'un très mauvais œil l'irruption sur la scène archéologique d'un site urbain civilisé si ancien. Si c'est bien le cas, nous aurions ici la première civilisation connue, antérieure à Sumer de plusieurs millénaires.

C'est plus ancien que les Egyptiens, plus ancien que les Chinois. Ça devrait bouleverser le tableau planétaire du développement urbain. Si on parvient à identifier la culture de ce peuple, et s'il s'agit comme je le crois d'une culture védique, il faudra réécrire l'histoire de l'Inde, dûe jusqu'ici à des archéologues occidentaux." (source)Michael Cremo, sur le site du Bhakti Vedanta Institute de Bombay

A l'heure actuelle, ceux-ci n'accordent guère plus de 3500 ans à la culture védique archaïque, celle du sanskrit Devenagara, la langue des Védas. Cette datation ferait alors des Vedas et des milliers de chants qui les composent le plus ancien texte connu, antérieur à l'écriture cunéïforme.Lisez Les tablettes assyriennes

A propos des découvertes du golfe de Cambay, Michael Cremo, archéologue et historien, déclare qu'il faudra sans doute réécrire l'histoire de l'Inde. Mais ce n'est pas seulement l'histoire de l'Inde que des chercheurs de sa trempe sont en train de réécrire, c'est toute l'histoire du monde.

A sa modeste façon, ce site se fait l'écho et l'escorte de cette démarche. Trop d'énigmes subsistent,Lisez Le mystère de la grande pyramide qui sont en passe de trouver leur solution. D'où viennent les Olmèques ? Qui a aidé les anciens Egyptiens ?

Pourquoi les civilisations premières apparaissent-elles déja développées, sans trace d'évolution ? Qui sont les QuetzalcoatlLisez Les plumes du serpent et les Viracocha ?Lisez Le christ des Andes Les Atlantes ont-ils existé ? Y a-t-il eu d'autres civilisations développées avant la nôtre ?

Sinon, comment expliquer les merveilles de Çatal Hüyük et de Derinkuyu,Lisez Des villes sous terre en Anatolie ? Et Harrappa, dans la vallée de l'Indus ? Et Mahabalipuram ? Et le pont de Rama ? Autant de prouesses techniques qui accréditent le mythe de l'âge d'or,Lisez L'âge d'or le mythe d'une antique civilisationLisez Mondes disparus quasi-divine tant son évolution était avancée.

Malgré son orgueil, l'homme occidental du 18e siècle n'a pas inventé le progrès technologique.Lisez Ovni préhistorique Malgré notre naïveté, nous ne sommes pas les premiers. Ni les seuls, sans doute. Pourquoi faut-il qu'à l'image de l'homme lui-même, les civilisationsVoir Typologie des civilisations aient la mémoire si courte ?
